Il y a une phrase que j'adore - et que tout écrivain de polars devrait accrocher au-dessus de son bureau - d'Elmore Leonard: « J'essaie de couper tout ce que vous sauteriez. » Génial, non? Il faut se mettre dans la peau du lecteur et couper avant que lui ne coupe...

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Quand on leur pose cette question, la plupart des écrivains répondent qu'ils savaient dès la naissance qu'ils deviendraient écrivains. Rassurez-vous, ce n'est pas mon cas! Je ne l'ai découvert qu'assez tardivement, contrairement à mes amis de fac, Dan Brown et David Foster Wallace, qui, eux, écrivaient déjà lorsque nous étions étudiants au Amherst College.
Debi Gliori : Je t'aimerai toujours, quoi qu'il arrive.
Un jour, Edgar Lawrence Doctorow, l'auteur génial de Ragtime, m'a dit ceci, qui m'a considérablement aidé: «Ecrire, c'est comme conduire dans le brouillard en pleine nuit avec les phares grands ouverts: on ne peut voir qu'à quelques mètres devant soi, mais on peut faire tout le trajet comme ça.» J'ajouterai, pour ma part, que je sais exactement où le voyage me conduira.
Fouillez dans le passé de n'importe qui, ai-je répondu, et vous trouverez quelque chose.
Il n'aimait pas le calme. Il préférait l'effervescence, le bruit, la foule des adolescents, les sacs à dos, la fureur de vivre.
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J'ai découvert que je devais être écrivain après avoir compris que je ne pouvais exercer aucun autre métier: si j'avais un vrai job, je me ferais virer au bout d'une semaine! Je suis incapable d'exercer une autre profession.
J'ai découvert ce que signifiait «être écrivain». Trois choses sont nécessaires pour cela - les deux premières sont évidentes, mais pas la troisième: l'inspiration, la transpiration... et le désespoir.
Aujourd'hui, j'écris le genre de livres que les touristes du monde entier emportent avec eux en vacances mais qui les fait s'enfermer dans leur chambre pour savoir ce qui va arriver aux personnages.
J'ai une vision romantique et quelque peu oblique de la banlieue: j'admire sincèrement ces familles qui tentent de survivre en s'endettant pour se payer une maison identique à toutes les autres. La banlieue est devenue, au début de ce siècle, la manifestation la plus flagrante du rêve américain.