Tu es la beauté que j'adore - Car elle m'a appris à aimer - Et à comprendre la laideur - Qui est le miroir - \r\nOù je peux contempler Ma vérité.\r\n
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Il y a une angoisse terrible dans les journaux. C'est là qu'on démonte la parfaite nappe de brouillard entretenue pour que les gens ne pensent pas, pour qu'ils ne prennent pas de recul et qu'ils ne réfléchissent pas. D'ailleurs, chaque fois qu'il y a un régime tyrannique, la première chose à laquelle ils s'attaquent c'est aux journaux d'opposition, aux enseignants et aux artistes, c'est-à-dire ceux qui parlent, qui critiquent. Moi, je suis un enfant du peuple, je suis pas non plus forcément un intellectuel, quoique… J'ai pas honte non plus de me servir de mon cerveau, au contraire.
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Ceux qui ont peur de mourir, on souvent peur de vivre. Ils respirent prudemment en attendant la fin.
Vivre l'écriture. Le corps et l'esprit tout entiers tendus vers elle. Malaxer les mots, comme un sculpteur le fait de sa terre glaise. Murmurer ad libitum des bribes de phrases, pour les accoucher tout à fait. Rester indifférents aux bruits et aux appels. À la faim et au sommeil. N'entendre rien, rien d'autre que le bouillonnement du verbe à l'intérieur de soi, et la musique qui parfois le précède.
la mort est le berceau de la vie .
Se laisser guider par son instinct, suivre des chemins inconnus où tout devient important. Avoir le sentiment d'être de nouveau un enfant. Être curieux du monde et apprendre sans cesse. Tout a du sens quand on est comme cela, en voyage dans sa vie. Et qu'on s'est mis en route lorsqu'on était petit.
Dans la même œuvre
Le style, ça compte beaucoup. Si les gens écrivent mal, c'est qu'ils ne pensent pas bien, c'est qu'ils n'ont pas d'ampleur. Tout le monde parle de la même chose finalement: l'amour, la vie, la mort, avec toutes les déclinaisons. Le style, c'est le groove de l'écriture, c'est le côté chantant. Que ce soit Genet, Rimbaud… Victor Hugo, ça chante! Chez lui, chaque phrase est un chef-d'œuvre, une envolée. Si tu oses prétendre être un poète ou un écrivain après ça… Moi, j'écris des chansons, c'est déjà pas mal…
Quand tout le monde dort, tu as l'impression que ceux qui veillent ramassent les rêves des autres. L'inspiration me vient souvent à l'aube. L'inconscient se met en mouvement malgré moi, il est bouillant. Il faut la grâce, l'instant magique. Il faut trouver les mots qui groovent: les mots, c'est aussi de la musique, ça chante ou ça ne chante pas, ça décolle ou ça plonge.
Tu peux pas te contenter de critiquer, il faut de l'humour. C'est pour ça que Coluche manque tellement. Il savait faire rire les gens de leur malheur, c'était un tireur d'élite.
La mort, ce n'est désagréable que pour ceux qui restent…
Il y a des moments de doute affreux, où tu penses qu'en 200 chansons tu as déjà tout dit. A chaque fois, tu crois que la source est tarie, mais en fait c'est toi qui empêches que ça arrive…