Il y a deux écoles de pensée sur la façon d’élever les enfants, Eugenio. L’une prescrit de les modeler comme de l’argile pour en faire des citoyens vertueux; l’autre dit que nous ne sommes enfants qu’une seule fois, et qu’une enfance heureuse est la base d’une vie ultérieure heureuse.

À lire aussi de J. M. Coetzee

Quand les hommes souffrent injustement, ce sont les témoins de leur souffrance qui doivent fatalement en porter la honte.
La femme est celle qui attend d’être réveillée par le baiser du prince ; la femme est le bourgeon qui s’ouvre sous la caresse des rayons du soleil. S’il n’a pas la volonté d’agir, il ne se passera rien, en amour ou en art.
Le cricket n’est pas un jeu. C’est la vie dans toute sa vérité. Si, comme le disent les livres, le cricket met le caractère à l’épreuve, alors c’est une épreuve qu’il ne voit pas le moyen de réussir, et à laquelle pourtant il ne sait comment se soustraire.
Peut-être est-ce une bonne chose de connaître une chute de temps en temps. Tant qu'on n'en ressort pas brisé.
Partout où il y a des bateaux il y a des rats. Dans tous les entrepôts il y a des rats. Là où prospère notre espèce, les rats prospèrent aussi. Les rats sont des créatures intelligentes. On pourrait dire qu'ils sont nos ombres.
Toutes les citations de J. M. Coetzee →

Dans la même œuvre

Si ce garçon était le seul d'entre nous avec des yeux pour voir ? Si les fous étaient en réalité sains d'esprit et si les sains d'esprit étaient en fait des fous ?
Les enfants vivent dans le présent, pas dans le passé. Pourquoi ne pas prendre exemple sur eux ? Au lieu d’attendre d’être transfiguré, pourquoi ne pas essayer d’être de nouveau un enfant ?
L'histoire n'est rien d'autre qu'un dessin que nous voyons dans ce qui s'est passé. Elle n'a pas le pouvoir d'atteindre le présent.
Les choses ne sont pas faites pour durer éternellement, dit-il. Chaque chose a une fin naturelle. Cette tasse a eu une bonne vie; il est temps pour elle de se retirer et de faire place à une tasse neuve.
Quand quelque chose va de travers, on prétend sur-le-champ que ce n'est pas notre faute. C'est toujours ce qu'on dit depuis que le monde est monde. On dirait que c'est enraciné au plus profond de nous, que ça fait partie de notre nature. Nous ne sommes jamais prêts à admettre que c'est notre faute.