J’écrivais des histoires absurdes ou je dessinais, j’inventais d’impérieuses raisons de salir du papier. Au bout d’un certain nombre de feuilles maculées, griffonnées, dactylographiées, raturées, chiffonnées, l’horreur imaginaire faisait pâlir la vraie.
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Il suffit de parler pour devenir un autre.
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À lire aussi de Roland Topor
Parce qu’un écrivain utilise dans le bon ordre un sujet, un verbe, un complément, je devrais me passionner pour un abruti coincé entre sa femme et sa maîtresse, sur fond de révolution ou de guerre mondiale ?
Chaque jour se répéter: «Je ne serai plus jamais aussi jeune qu'aujourd'hui».
Le temps n'est pas moins pollué que l'espace: je viens de passer un sale quart d'heure.
Dieu voit tout, entend tout, confond tout.
Dans la même œuvre
Qui aime un chat aime tous les chats. - Qui aime son chien n'aime pas les autres.
La corrida à visage humain: les poseurs de pansements interviennent après les banderilleros, et avec quelle adresse! - Le Mercurochrome ajoute à la couleur locale.
Les anticommunistes sont terriblement désoeuvrés.
La promotion des grands sentiments engraisse les crapules.
En matière de culture, je fais mon marché tout seul. Je suis le terrain, je sais ce qui pousse.