Il n'y a que cela qui fasse tenir le monde debout, la fidélité des hommes à ce qu'ils ont choisi.

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Nous nous en remettons à Dieu parce que nous savons que nous ne pouvons pas compter sur nous. Nous serons sourds aux cris de nos camarades, et nous prions pour que Dieu ne le soit pas.
Je me suis trompé. Aucune frontière n’est pas facile à franchir. Il faut forcément abandonner quelque chose derrière soi. Nous avons cru pouvoir passer sans sentir la moindre difficulté, mais il faut s’arracher la peau pour quitter son pays. Et qu’il n’y ait ni fils barbelés ni poste frontière n’y change rien.
Il prend le temps de la regarder et ce regard n'est pas dur à soutenir comme tous ceux dont elle a l'habitude, ce regard est un abri qui l'enveloppe.
Les hommes, comme les olives, sous le soleil de Montepuccio, étaient éternels.
Tant que le cortège parcourt le monde, Alexandre est là et il tient encore l'Empire, par son absence mais c'est une façon de le tenir.
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Dans la même œuvre

Il y a de la noblesse à éprouver son insignifiance, de la noblesse à savoir qu'un coup de vent peut balayer nos vies et ne rien laisser derrière nous, pas même le vague souvenir d'une petite existence.
La nature n'en peut plus de notre présence, de sentir qu'on la perce, la fouille et la salit sans cesse. Elle se tord et se contracte avec rage.
Je n'ai pas peur, moi, Joséphine Linc. Steelson, il n'y a plus rien à détruire en moi que ma volonté et cela personne ne l'entamera, car je suis faite de cela et de rien d'autre, un bloc noir de volonté qui ne fait que durcir avec le temps.
La tempête approche et elle sera pour eux, comme toujours, les miséreux aux vies usées, et pour eux seuls.
Qu'a-t-il, son enfant à elle, pour fuir ainsi les hommes et aimer le silence d'une ville qui se noie ? Qu'a-t-elle fait naître en lui de tordu, à force de doutes et de fatigue, pour qu'il contemple le monde avec un regard si circonspect ?