La vie ressemble dorénavant à une vaste course-poursuite, ça n'arrête plus, comme dans ces cauchemars fiévreux où l'on ne fait que galoper. Avant, je courais derrière, à présent je cours devant.
❧
Il découvre enfin quelques choses à la hauteur de la rage qui bat en lui : le monde radical des hackers, dernier repaire de pirates. Le XXIeme siècle s'invente là, dans cet espace sans limites.
◆
À lire aussi de Pierre Ducrozet
Tout ce qui se trouve devant nous est né du pétrole. Villes, voitures, avions, industrie, services, armée, luxe et nécessité. Il nous en faut toujours plus. C’est si bon. On sait bien que ça nous flingue mais que voulez-vous – le retour à la bougie, c’est ça ? Le monde moderne est à ce prix. Alors on épuise les sols, on accélère la fin.
Partout où elle passe la liberté de Louis éclabousse les autres. C'est un sauvage, il joue au rythme des oiseaux et des fleuves, rien ne l'arrête, il n'a jamais peur de rien.
Le fondement même de Google est de pouvoir, un jour, se passer d’ordinateurs et de connecter directement le cerveau à Internet.
On naît avec un monde et on meurt avec lui, que cela nous plaise ou non.
Dans la même œuvre
Personne n’a eu l’idée d’Internet. Nous avons été des centaines à pressentir la chose dans un intervalle de cinq ou dix ans, et cette conjonction a pu donner naissance au réseau.
Quand la pensée humaine est tortueuse, labyrinthique, détournée, quand les mots expriment toujours le contraire de ce que l’on pense, le sens et l’effet de la formule du code informatique sont parfaitement identiques.
Internet est à présent une poubelle, une succession d’usages parfaitement débiles, un enfermement des sens.
Il faudrait pour rester jeune régénérer absolument tout : la peau, les muscles, les organes, les nerfs, les yeux, le cœur, les poumons, le cerveau. Autant mourir, non ?
Le fondement même de Google est de pouvoir, un jour, se passer d’ordinateurs et de connecter directement le cerveau à Internet.