Ah! Que le temps vienne - Où les coeurs s'éprennent.
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Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises, - Echouages hideux au fond des golfes bruns - Où les serpents géants dévorés des punaises - Choient, des arbres tordus avec de noirs parfums.
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À lire aussi de Arthur Rimbaud
L'éclat de ces mains amoureuses - Tourne le crâne des brebis! - Dans leurs phalanges savoureuses - Le grand soleil met un rubis!
La vraie vie est absente.
Mais, vrai, j'ai trop pleuré! Les Aubes sont navrantes. - Toute lune est atroce et tout soleil amer: - L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes. - O que ma quille éclate! O que j'aille à la mer!
C'est un trou de verdure où chante une rivière - Accrochant follement aux herbes des haillons - D'argent; où le soleil, de la montagne fière, - Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.
Dans la même œuvre
Comme je descendais des Fleuves impassibles, - Je ne me sentis plus guidé par les haleurs: - Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, - Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
Je regrette l'Europe aux anciens parapets!
Mais, vrai, j'ai trop pleuré! Les Aubes sont navrantes. - Toute lune est atroce et tout soleil amer: - L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes. - O que ma quille éclate! O que j'aille à la mer!
Sur la place taillée en mesquine pelouse - Square où tout est correct, les arbres et les fleurs - Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs - Portent, les jeudis soir, leurs bêtises jalouses.
Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures, - L'eau verte pénétra ma coque de sapin - Et des taches de vins bleus et des vomissures - Me lava, dispersant gouvernail et grappin.