La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde.
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C'est un trou de verdure où chante une rivière - Accrochant follement aux herbes des haillons - D'argent; où le soleil, de la montagne fière, - Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.
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À lire aussi de Arthur Rimbaud
Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.
Je ne répondais que par des paroles entrecoupées à ses interrogations.
J'aurai de l'or: je serai oisif et brutal. Les femmes soignent ces féroces infirmes retour des pays chauds.
Ah! Que le temps vienne - Où les coeurs s'éprennent.
Dans la même œuvre
C'est un trou de verdure où chante une rivière, - Accrochant follement aux herbes des haillons - D'argent; où le soleil, de la montagne fière, - Luit; c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, - Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, - Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue, - Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine; - Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine - Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.