Ne plus lire, ne plus entendre de musique, ne plus regarder la télévision ni les affiches dans la rue, cela suppose une force de contradiction peu commune. Tous les moyens sont bons pour prendre les petits poissons comme moi dans les filets dérivants de la culture de consommation.
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À force de meubler mon territoire, d’engranger mes objets de prédilection, j’ai fini par l’encombrer au point de manquer d’espace vital. J’étouffe dans un bunker envahi par le papier.
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Le carton d'invitation spécifiait: «Vernissage en présence de l'artiste.» Effectivement, l'artiste, mort accidentellement deux jours avant l'ouverture de sa grande exposition, a tenu parole. Il n'est pas joli à voir!
La promotion des grands sentiments engraisse les crapules.
Pour changer d'idée, il suffit de pencher la tête, ça fait glisser tout le merdier. On entend presque le bruit des piles qui s'effondrent.
On ne se lasse pas de célébrer, sur un ton de menace, la fausse loi de la sélection naturelle.
Dans la même œuvre
Les journaux regorgent d'histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
L'argent, si concret quand on en manque ou quand on en a peu, devient léger, quasiment gazeux, aussitôt qu'il se trouve rassemblé en grande quantité.
Rien de tel que le vin pour perdre conscience. Un sang nouveau coule dans mes veines, qui a goût de raisin.
Ces livres, d’ailleurs, on ne les choisit que pour offrir. Pour s’en débarrasser.