Et si la désobéissance était le début de la paix ? Désobéir, décider, au risque de mettre sa vie en danger, et si c'était le danger, justement, que se trouvait le salut ? La dignité de soi. Les retrouvailles de soi.
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Etait-ce pour taire cela que mes mots s'étaient taris ?
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Je n'ai jamais demandé grand-chose dans ma vie, souffla-t-elle, je voulais juste rencontrer quelqu'un, avoir une jolie histoire d'amour, juste ça, une jolie histoire d'amour même ça je ne l'aurai pas eu.
Je m'étais préparée à vieillir à ses côtés sans qu'il m'ait jamais dit de mots jolis, une phrase fleurie, vous savez, ces idioties qui font chavirer le coeur des filles et les rendent fidèles pour toujours.
Mon père se taisait parce qu'il savait que si les mots peuvent guérir, ils peuvent aussi blesser, détruire.
Quand tu es petit les étoiles sont plus éloignées et les rêves plus grands. Tu dois sauter pour attraper une pomme à un arbre, arracher quelques cerises. Tu as mille victoires.
Dans la même œuvre
Quand on est très petit, la longueur des bras permet juste d'atteindre le coeur de ceux qui nous embrassent. Quand on est grand, de les maintenir à distance.
Les failles finissent toujours par s'agrandir.
Mon père se taisait parce qu'il savait que si les mots peuvent guérir, ils peuvent aussi blesser, détruire. Et nous n'osions poser de questions.
Si on dit qu'un bonheur n'arrive jamais seul, les ennuis, eux, arrivent toujours en bande.
Papa, est-ce qu'on choisit sa vie ou est-ce que c'est elle qui choisit ? Réponds-moi, c'est important.