Et qu'un jeune homme, alors, lisant ce que j'écris, - \r\nSentant par moi son coeur ému, troublé, surpris, - \r\nAyant tout oublié des épouses réelles, - \r\nM'accueille dans son âme et me préfère à elles

À lire aussi de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

J'ai dit ce que j'ai vu et ce que j'ai senti, - D'un coeur pour qui le vrai ne fut point trop hardi - Et j'ai eu cette ardeur, par l'amour intimée, - Pour être, après ma mort, parfois encore aimée.
Le monde appartient à ceux qui n'ont pas d'heures fixes pour les repas.
Je voudrais épuiser sur moi l'éternité.
Le langage natal, climat de la pensée, hors de qui nul ne respire amplement et ne ressemble plus à soi-même. Tout ce qui est tient son existence du verbe.
Et la volupté n'est, peut-être, je le crois, - Que l'essai de mourir ensemble.
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J'écris pour que le jour où je ne serai plus - On sache comme l'air et le plaisir m'ont plu, - Et que mon livre porte à la foule future - Comme j'aimais la vie et l'heureuse Nature.
J'ai dit ce que j'ai vu et ce que j'ai senti, - D'un coeur pour qui le vrai ne fut point trop hardi - Et j'ai eu cette ardeur, par l'amour intimée, - Pour être, après ma mort, parfois encore aimée.
Et qu'un jeune homme, alors lisant ce que j'écris - Sentant par moi son coeur ému, troublé, surpris, - Ayant tout oublié des épouses réelles, - M'accueille dans son âme et me préfère à elles.
J'ai dit ce que j'ai vu et ce que j'ai senti, - \r\nD'un coeur pour qui le vrai ne fut point trop hardi, - \r\nEt j'ai eu cette ardeur, par l'amour intimée, - \r\nPour être, après la mort, parfois encore aimée,
Attentive aux travaux des champs et des maisons, - \r\nJ'ai marqué chaque jour la forme des saisons, - \r\nParce que l'eau, la terre et la montante flamme - \r\nEn nul endroit ne sont si belles qu'en mon âme !