Le langage natal, climat de la pensée, hors de qui nul ne respire amplement et ne ressemble plus à soi-même. Tout ce qui est tient son existence du verbe.

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J'écris pour que le jour où je ne serai plus - On sache comme l'air et le plaisir m'ont plu, - Et que mon livre porte à la foule future - Comme j'aimais la vie et l'heureuse Nature.
Et la volupté n'est, peut-être, je le crois, - Que l'essai de mourir ensemble.
J'ai dit ce que j'ai vu et ce que j'ai senti, - D'un coeur pour qui le vrai ne fut point trop hardi - Et j'ai eu cette ardeur, par l'amour intimée, - Pour être, après ma mort, parfois encore aimée.
... t'ai-je assez remercié - De l'amour que j'avais pour toi?
J'ai dit ce que j'ai vu et ce que j'ai senti, - \r\nD'un coeur pour qui le vrai ne fut point trop hardi, - \r\nEt j'ai eu cette ardeur, par l'amour intimée, - \r\nPour être, après la mort, parfois encore aimée,
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