A seize ans, se déshabiller est un acte d'une violence insensée.
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Et puis, on est toujours plus beau quand on est désigné par un terme, quand on a un mot rien que pour soi.
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Les humains se plaignent, à raison, des imperfections du corps. L'explication coule de source : que vaudrait la maison dessinée par un architecte sans domicile ? On n'excelle que dans ce dont on a la pratique quotidienne. Mon père n'a jamais eu de corps. Pour un ignorant, je trouve qu'il s'en est fabuleusement bien tiré.
... elle était dans cette phase hypnotique des débuts amoureux, où la débilité paraît sublime et où l'indécence triomphe.
Je me réjouis que ces amours ne m'aient pas laissé indemne. Je chéris ces séquelles. Non seulement elles ne m'empêchent pas d'aimer à nouveau, mais elles nourrissent mon amour pour vous. C'est la grâce du deuil.
Aucune réalité humaine n'exprime aussi bien l'idée de destin que les paroles malheureuses et leurs conséquences inexpiables.
Dans la même œuvre
Et s'ils ont défailli à ce soutien en temps opportun, ne seraient-ils pas plus utiles à leur texte en l'aimant quand même, de cet amour véritable qui ne s'exprime pas par la logorrhée mais par un silence ponctué de mots forts?
Tu ne m'as rien donné et je souffre! Je t'ai sauvée et tu me laisses crever de faim! Et j'aurai faim jusqu'à ma mort! Et tu trouves ça juste!
Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus: il leur en fallut le spectacle.
Je me suis souvenue de cette phrase d'un héros algérien, dit Pannonique: «Si tu parles, tu meurs; si tu ne parles pas, tu meurs. Alors parle et meurs.»
Profiter des futilités de la vie, c'est un joli talent.