Et moi, si j'avais pu, je me serais fait hara-kiri à coups de petite cuillère.

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Une maladresse qui vient du coeur se pardonne plus volontiers qu'un silence confortable. Elle s'oublie plus vite également.
Il était tellement quelqu'un que, devant lui, je me sentais personne.
Parfois, j'ai l'impression que ma vie est un grand bâtiment, fait d'une succession de pièces en enfilades. Je visite. J'avance et je ne peux jamais revenir en arrière. Chaque fois que j'ouvre une porte, je tombe sur un nouveau décor.
L'habitude amortit les chocs. Les beaux deviennent ordinaires. On finit par se demander pourquoi on les trouvait tellement magnifiques, craquants et à tomber par terre. Et les vilains gagnent à être revus.
Aimer, c'est un mot très violent, faut y être habitué. Si on vous l'a répété tous les jours depuis qu'on est petit c'est sûrement plus simple à lâcher. Mais quand on ne vous l'a jamais dit jusqu'à un âge adulte avancé, c'est trop gros pour sortir.
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Dans la même œuvre

L'habitude amortit les chocs. Les beaux deviennent ordinaires. On finit par se demander pourquoi on les trouvait tellement magnifiques, craquants et à tomber par terre. Et les vilains gagnent à être revus.
C'est pas bosser qui me fait peur, c'est passer cinq jours par semaine à espérer le samedi. Et faire la gueule le dimanche, parce qu'ensuite il y a le lundi. Comme la plupart de ceux que je connais et que je n'envie pas, quel que soit leur salaire.
Le seul sens que je trouve à ma vie, c'est un sens giratoire. J'avance sans arrêt mais je n'arrive pas à rien, sauf à me retrouver toujours au même point. Si un jour je trouve ma voie, ce sera sûrement une impasse.
Pour aimer, il faut parfois du temps, du calme et du secret.
Combien de gens s'abonnent au malheur, tout seuls, comme des grands, et ne résilient plus jamais l'abonnement ?