La nature humaine, si elle évolue, ce n'est guère plus vite que le profil géologique de la terre.
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Et ceux des rescapés qui disent d'un ton de reproche que « c'est à cause la faute des crevards s'ils en sont arrivés là », ceux-là endossent le déshonneur d'avoir sauvé leur peau.
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À lire aussi de Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne
Le droit chemin, on l'a barré aux gens, mais ils ne perdent pas le nord : ils contournent la barrière, et ça leur permet de vivre.
Les soldats dorment. - Ils ont dit ce qu'ils avaient à dire - \r\nEt pour l'éternité ils ont raison.
Malheur au pays dont la littérature est menacée par l'intervention du pouvoir! Car il ne s'agit plus là seulement d'une violation du «droit d'écrire», c'est l'étouffement du coeur d'une nation, la destruction de sa mémoire.
Nulle part, aucun régime n'a jamais aimé ses grands écrivains, seulement les petits.
Dans la même œuvre
La nature humaine, si elle évolue, ce n'est guère plus vite que le profil géologique de la terre.
Peu à peu, j'ai découvert que la ligne de partage entre le bien et le mal ne sépare ni les Etats ni les classes ni les partis, mais qu'elle traverse le coeur de chaque homme et de toute l'humanité.
Il parle une langue qui n'exige aucune tension d'esprit. Une discussion avec lui est un voyage à pied dans le désert.
Maintenant, pour la première fois, vous allez voir des gens qui ne sont pas des ennemis. Maintenant, pour la première fois, vous allez voir d'autres êtres vivants qui parcourent le même chemin que vous et que vous pouvez englober, avec vous, dans ce mot joyeux : NOUS.
Avant la chute d'une société, il y a une sage catégorie d'hommes qui pensent, qui pensent et ne font rien d'autre. Et que ne s'est-on pas gaussé d'eux !