Ecartelé: le voici donc plus grand mort que vivant.
❧
En mer, je retrouve ma langue maternelle : le silence.
◆
À lire aussi de Olivier de Kersauson
Ne dites jamais de mal des cons, s'il n'y en avait pas autant, notre vie serait beaucoup plus difficile.
Les politiques sont, dans leur grande majorité, des voleurs d'espoir de pauvres. Ils font croire, aux plus déshérités, la possibilité de choses qui ne sont pas - et tout cela pour ramasser de quoi rouler dans des bagnoles avec chauffeur.
Le monde, pour moi, n'a d'intérêt que maritime. C'est mon monde, un décor magnifique, varié, pas monotone pour peu que vous en ayez la lecture - aussi lisible que les empreintes dans un bois pour un garde-chasse.
Je ne me lasse pas des peintures chères à mon coeur: les Antilles, la Polynésie et la mer d'Iroise. Pourtant, je n'ai jamais revendiqué une appartenance quelconque.
Dans la même œuvre
Le passé c'est bien, mais l'exaltation du présent, c'est une façon de se tenir, un devoir. Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l'on voudrait avoir, on ne s'émerveille plus de ce que l'on a.
On se plaint de ce que l'on voudrait avoir. Drôle de mentalité ! Se contenter, ce n'est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l'on a, c'est un savoir vivre.
La solitude sur mer ou dans les déserts fait qu'on se connaît bien.
La solitude, ça ne m'impressionne pas du tout. Au contraire, j'aime bien ça, ça ressemble à la vie réelle. Quand l'instant est grave, important ou difficile, on est seul, toujours.
C'est très douloureux d'écrire sa vie, de regarder dans le rétroviseur, parce qu'elle se résume à peu. Elle n'est faite que d'efforts. Je préfère regarder devant, parce que devant il n'y a que le plaisir, puisque l'effort n'est pas encore fait !