Elle porte un tee-shirt à rayures, un pantalon en toile, des baskets recouvertes de poussière. Pas de chaussettes dans les baskets. Elle a un anneau fiché dans sa lèvre, un clou dans le sourcil et trois boucles le long d'une oreille.

À lire aussi de Claudie Gallay

Le temps était bas. Depuis trois jours, c'était comme ça, un espace sans lumière, lourd d'un silence qui rendait insupportable la présence des hommes. J'étais fatiguée. Incapable de marcher davantage. De davantage supporter la lande.
Il y a deux façons de mourir. La première, et puis cette autre qui vient quand plus personne ne parle de vous. ... Celle-là est sans doute la plus insupportable.
Les questions, les réponses, ce complexe tricotage de mensonges et de vérités. Les choses dites en décalé, celles dites seulement en partie et celles qui ne le seront jamais. Toutes les teintes en contre-jour.
Depuis des mois, ils apprennent à être des funambules. Rester maître de soi et pourtant lâcher prise, c'est sur ce fil-là qu'ils vont devoir marcher.
J'aimerais recommencer notre histoire... mais je sais que recommencer est impossible.
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Dans la même œuvre

Il y a des jours, on est si heureux, on devrait en faire des jours fériés.
Avant est un pays magique.
L'amour est une île, quand on part on ne revient pas.
Les destin fait cela parfois. Il emporte. C'est comme cela. Sans issue. Des départs comme des massacres. Ceux qui restent pleurent. Ils s'en veulent.
Depuis des mois, ils apprennent à être des funambules. Rester maître de soi et pourtant lâcher prise, c'est sur ce fil-là qu'ils vont devoir marcher.