Elle gèle ses douleurs avec l'alcool pour donner à son corps l'illusion et l'élan d'être neuf.

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Son esprit affûté dans les salons mondains demeure celui d'une montagnarde. Elle a besoin de rocaille, d'un ciel qui se mêle à la terre, d'épines des sapins, de grosses chaussures lacées jusqu'aux mollets, de repas pris en silence après les efforts physiques de la marche et de la grimpe. Elle se lave de Paris.
Même retraité, on reste militaire toute sa vie.
Le véritable ami qu'on rencontre ressemble à une déflagration.
La virtuosité sans musique est vaine. Toute note, tout son, doit vivre, chanter, exprimer la douleur ou la joie. Soyez peintre, même dans les "traits" qui ne sont qu'une suite de notes qui chantent rapidement.
Cette femme déplace des montagnes pour les autres, mais il lui manque la force de pousser une porte pour elle-même.
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Dans la même œuvre

Elle ne peint pas pour être aimée. Elle est transparente, c’est-à-dire qu’elle ouvre grand la fenêtre vers l’intérieur.
Je bois pour noyer ma peine, mais cette garce apprend très vite à nager.
Il faut dire je t’aime quand on a le temps. Après on oublie, après on part, après on meurt.
À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.
Chaque couple a ses pierres d’achoppement ; on presse un bouton, on allume l’orage. Pour vider la rancoeur, croit-on, on remet sur le métier le tissu des discordes qui n’ont pas d’issue ; on dit les mots agaçants, on souligne les évidences, on gratte les plaies, on cherche le point de rupture. Un jeu malsain d’enfants. On joue à être bête, on joue à être naïf, on soulève les sujets cent fois évoqués, qu’on attaque par un angle nouveau, on s’affronte.