Elle est plus belle que les figures des gradins, - Elle est plus dure, - Elle est en bas avec les pierres et les ombres. - Je l'ai rejointe.

À lire aussi de Paul Éluard

Nous avons inventé autrui - Comme autrui nous a inventé - Nous avions besoin l'un de l'autre.
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur, - Un rond de danse et de douceur, - Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, - Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu - C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Et par le pouvoir d'un mot - Je recommence ma vie - Je suis né pour te connaître - Pour te nommer : Liberté. - Sur mes cahiers d'écolier - Sur mon pupitre et les arbres - Sur le sable sur la neige - J'écris ton nom.
Vieillir c'est organiser - Sa jeunesse au cours des ans.
Tout au sérieux, celui qui ne paie pas les dégâts - Jongle avec ton trousseau, reine des lavandes.
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Dans la même œuvre

Toute ma vie t'écoute et je ne peux détruire - Les terribles loisirs que ton amour me crée.
Sur la pente fatale, le voyageur profile - De la faveur du jour, verglas et sans cailloux, - Et les yeux bleus d'amour, découvre sa saison - Qui porte à tous les doigts de grands astres en bague.
Le désespoir n'a pas d'ailes, - L'amour non plus.
Rampe des mois d'hiver, jour pâle d'insomnie, mais aussi, dans les chambres les plus secrètes de l'ombre, la guirlande d'un corps autour de sa splendeur.
Si je m'endors, c'est pour ne plus rêver.