Deux êtres vivent côte à côte et leur imagination les éloigne chaque jour de façon de plus définitive. Les femmes se construisent, à l’intérieur d’elles-mêmes, des palais enchantés. Vous y êtes momifié quelque part mais vous n’en savez rien.

À lire aussi de Yasmina Reza

Les hommes sont d'une fixité totale. C'est nous qui créons le mouvement. On s'épuise à animer l'amour.
Etre heureux, c'est une disposition. Tu ne peux pas être heureux en amour si tu n'as pas une disposition à être heureux.
On ne peut pas juger, enfant, de l'âge d'un professeur, ils paraissent tous vieux.
Il en va de la pensée et des sentiments comme de l'ADN. Cette chaîne qui est supposée nous définir en propre et dont les revues nous dessinent volontiers le curieux collier. Les êtres qui nous touchent sont autant d'éléments constitutifs et nous renvoient à d'autres, qui nous renvoient à d'autres, fictifs, réels, aperçus ou aimés la vie durant.
Shakespeare disait : Celui qui a le pouvoir de faire du mal et qui s'abstient de l'exercer est un seigneur.
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Dans la même œuvre

Je trouve assez minable cette façon silencieuse qu'ont les hommes de vous renvoyer dans le cours du temps. Comme s'il fallait nous rappeler, à toutes fins utiles, que l'existence est discontinue.
C'est merveilleux qu'on ait le rire. C'est comme un joker. Ca marche dans n'importe quel sens.
Les gens n'ont pas de vision de l'existence. Ils n'ont que des opinions.
J'ai toujours considéré qu'on ne pouvait pas déranger Dieu. On ne peut pas lui parler directement. Il n'a pas le temps de s'intéresser à des cas particuliers. Ou alors à des cas exceptionnellement graves.
Le couple, c'est la chose la plus impénétrable ; - On ne peut pas comprendre un couple, même quand on en fait partie.