Les poètes n’ont pas le sens du temps. Ces gens vous attirent dans des mélancolies inutiles.
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Les hommes sont d'une fixité totale. C'est nous qui créons le mouvement. On s'épuise à animer l'amour.
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On se connaît par coeur. Je lui reproche son amour trop inconditionnel. Il ne me met pas en danger.
Deux êtres vivent côte à côte et leur imagination les éloigne chaque jour de façon de plus définitive. Les femmes se construisent, à l’intérieur d’elles-mêmes, des palais enchantés. Vous y êtes momifié quelque part mais vous n’en savez rien.
Ce qui compte quand on regarde une photo, c'est le photographe derrière. Pas tellement celui qui a appuyé sur le déclencheur mais celui qui a choisi la photo, qui a dit celle-là je la garde, je la montre.
Il en va de la pensée et des sentiments comme de l'ADN. Cette chaîne qui est supposée nous définir en propre et dont les revues nous dessinent volontiers le curieux collier. Les êtres qui nous touchent sont autant d'éléments constitutifs et nous renvoient à d'autres, qui nous renvoient à d'autres, fictifs, réels, aperçus ou aimés la vie durant.
Dans la même œuvre
Je trouve assez minable cette façon silencieuse qu'ont les hommes de vous renvoyer dans le cours du temps. Comme s'il fallait nous rappeler, à toutes fins utiles, que l'existence est discontinue.
C'est merveilleux qu'on ait le rire. C'est comme un joker. Ca marche dans n'importe quel sens.
Les gens n'ont pas de vision de l'existence. Ils n'ont que des opinions.
J'ai toujours considéré qu'on ne pouvait pas déranger Dieu. On ne peut pas lui parler directement. Il n'a pas le temps de s'intéresser à des cas particuliers. Ou alors à des cas exceptionnellement graves.
Le couple, c'est la chose la plus impénétrable ; - On ne peut pas comprendre un couple, même quand on en fait partie.