Dans un lit, on apprend à ne plus craindre. Il y avait des faiblesses en lui qu’elle n’oubliait pas.

À lire aussi de Jean-Christophe Rufin

Pour le dire d'une formule qui n'est plaisante qu'en apparence : en partant pour Saint-Jacques, je ne cherchais rien et je l'ai trouvé.
La vérité est que l'homme déchu est souillé d'une proportion variable de péché. Certains sont encore perfectibles mais d'autres sont au-delà du rachat. Ils incarnent le mal, voilà tout.
La mémoire ne vaut que si elle éclaire le présent et l'avenir.
En Cantabrie, le marcheur prend conscience pour la première fois qu'il est lui-même un déchet.
Le choléra, c'est la conscience de nos échecs, le témoin de nos faiblesses, le symbole de la terre à laquelle nous ne cessons d'appartenir, même quand notre esprit croit pouvoir s'envoler vers le ciel des idées, du progrès, de l'immortalité.
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Dans la même œuvre

Il suffit de faire débuter l'épidémie en un endroit où elle trouvera les conditions favorables pour se développer. Ensuite, avec les transports aériens, elle se dispersera dans le monde entier.
Le choléra est un monstre qu’on tue en se lavant les mains.
L’important, pour des soldats, c’est de savoir qui est leur ennemi.
La guerre aux pauvres, j'en suis sûre, c'est l'ultime étape de cette aventure magnifique de l'Homme moderne qui a produit autant de destruction que de richesse, et qui, après avoir créé la misère et l'avoir rejetée, s’apprête maintenant à lui faire la guerre.
Un mensonge est d’autant plus facile à fabriquer qu’il met en jeu des stéréotypes. Il est plus naturel pour un Russe de se faire passer pour un prince déchu ou un mafieux que pour un honnête chef d’entreprise. Un Français n’aura aucune peine à expliquer les actes les plus rocambolesques en invoquant une affaire d’adultère. Aux Américains, il échoit d’inventer des histoires mettant en jeu un défi technologique, un grand idéal un peu niais et beaucoup d’argent.