Brel, je l'ai découvert dans un cinéma renommé du quartier de Pigalle, le Gaumont Palace. Il était grand et beau. Oui, beau, contrairement à ce qu'il croyait, et à ce que les gens conventionnels disaient. Il avait une beauté unique, parce qu'il était « beau à l'intérieur ».
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Dans tout ce que je chante et dans ma vie, je suis là quelque part.
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Je n’ai jamais réussi à trouver quelqu’un d’assez riche pour me faire renoncer à ma liberté de penser. Jamais.
Je dois beaucoup à beaucoup de monde, j’ai eu la chance de tomber sur des hommes et des femmes qui, en plus d’être des génies, ce que j’ignorais, étaient des êtres humains.
On pardonne à un homme d'être vieux. Pas à une femme. Avant que les gens me regardent d'un œil attristé, je préfère m'en aller.
Chanter, c'est tout donner et recevoir la vibration du public...
Dans la même œuvre
Les mots, c'est très grave, pour moi. […] Je ne peux pas mettre dans ma bouche des mots qui ne me plaisent pas.
Je suis là pour servir. Il y a une belle phrase dans la Bible, qui dit : « Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole. » Et moi, mes Seigneurs, ce sont les écrivains et les musiciens. Je suis là pour servir, je suis interprète.
Mes Seigneurs, ce sont les écrivains et les musiciens. Je suis là pour servir, je suis interprète.
La chanson est un art particulier, extrêmement difficile (quand c'est bien), contrairement à ce qu'on peut croire. Il faut écrire une pièce de théâtre ou un roman en 2 minutes ½ / 3 minutes et c'est un exercice extraordinaire. C'est grave, une chanson. Ça va dans les oreilles de tout le monde, ça se promène dans la rue, ça traverse la mer, c'est important une chanson, ça accompagne votre vie...
Les poètes, les musiciens, ils ont besoin d'interprètes. Ils ne sont pas toujours les meilleurs interprètes de leurs œuvres, ce n'est pas vrai. Quelquefois, nous, interprètes, nous trouvons des choses qu'ils n'ont pas entendues, d'eux-mêmes…