La lâcheté du plus grand nombre m'effraie.
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Dans la vie, ce n'est pas l'avenir qui compte, c'est le passé.
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Tout cela, c'était notre jeunesse, le matin profond que nous ne retrouverons jamais plus.
Dans ce Paris de mauvais rêve, où l’on risquait d’être victime d’une dénonciation et d’une rafle à la sortie d’une station de métro, des rencontres hasardeuses se faisaient entre des personnes qui ne se seraient jamais croisées en temps de paix, des amours précaires naissaient à l’ombre du couvre-feu sans que l’on soit sûr de se retrouver les jours suivants. Et c’est à la suite de ces rencontres souvent sans lendemain, et parfois de ces mauvaises rencontres, que des enfants sont nés plus tard. Voilà pourquoi le Paris de l’Occupation a toujours été pour moi comme une nuit originelle. Sans lui je ne serais jamais né. Ce Paris-là n’a cessé de me hanter et sa lumière voilée baigne parfois mes livres.
Ce qui nous rend la disparition d'un être plus sensible, ce sont les mots de passe existant entre lui et nous, et qui soudain deviennent inutiles et vides.
Je n'écris pas vraiment des romans au sens classique du terme, plutôt des choses un peu bancales, des sortes de rêveries, qui relèvent de l'imaginaire.
Dans la même œuvre
Je crois qu'on entend encore dans les entrées d'immeubles l'écho des pas de ceux qui avaient l'habitude de les traverser et qui, depuis, ont disparu.
Hutte répétait qu'au fond, nous sommes tous des «hommes des plages» et que «le sable - je cite ses propre termes - ne garde que quelques secondes l'empreinte de nos pas».
Une impression m'a traversé, comme ces lambeaux de rêves fugitifs que vous essayez de saisir au réveil pour reconstituer le rêve entier.
Personne ne répond jamais aux questions qui vous tiennent à coeur.
Le train glissait à travers le paysage blanc de neige. Comme il était doux, ce paysage, et amical. J'éprouvais une ivresse et une confiance que je n'avais jamais ressenties jusque-là à voir ces maisons endormies.