Dès que se pose la question du temps de lire, c'est que l'envie n'y est pas. Car, à y regarder de près, personne n'a jamais le temps de lire. Ni les petits, ni les ados, ni les grands. La vie est une entrave perpétuelle à la lecture.

À lire aussi de Daniel Pennac

«Puisque c'est comme ça, pas de télévision tout à l'heure!» - Eh! oui... - Oui... La télévision élevée à la dignité de récompense... et, par corollaire, la lecture ravalée au rang de corvée... c'est de nous, cette trouvaille...
Quand on ne peut pas changer le monde, il faut changer le décors.
Les maux de grammaire se soignent par la grammaire, les fautes d'orthographe par l'exercice de l'orthographe, la peur de lire par la lecture, celle de ne pas comprendre par l'immersion dans le texte.
... s'est laissé aller à la fatalité. On ne meurt pas pour une autre raison.
Relire, ce n'est pas se répéter, c'est donner une preuve toujours nouvelle d'un amour infatigable.
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Dans la même œuvre

Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres: le verbe aimer... le verbe rêver.
Etrange disparition que celle de la lecture à voix haute. Qu'est-ce que Dostoïevski aurait pensé de ça? Et Flaubert? Plus le droit de se mettre les mots en bouche avant de se les fourrer dans la tête? Plus d'oreille? Plus de musique?
L'homme construit des maisons parce qu'il est vivant, mais il écrit des livres parce qu'il se sait mortel.
Je n'ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n'a pu m'empêcher de finir un roman que j'aimais.
En argot, lire se dit ligoter. En langage figuré un gros livre est un pavé. Relâchez ces liens, il devient un nuage.