Les vrais défis n'ont pas besoin d'admirateur.
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Écrire, c'est un peu dessiner avec des mots.
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Supporter d'entendre sa propre pensée demande un courage que je n'avais pas il y a encore quelques années. Je préférais me taire et m'oublier dans la musique.
Il faut seulement choisir qu'elle forme donner à notre malheur. Si l'on veut, par exemple, que nos morts familiers cessent de nous tourmenter, il faut les clouer au pinacle. Là-haut, tout là-haut dans le ciel, ils nous encombrent moins. On crée un panthéon, on y installe le mort qu'on aime, on décide qu'on lui dédiera tout, qu'en échange il nous protègera.
Je hais les âmes sans cicatrice, sans suture, sans divorce. Tous ceux qui sont faits d'un bloc. Ne voient-ils pas que le torturé ne torture que lui-même ? Que la société n'a rien à craindre, mais tout à espérer, de quelqu'un qui souffre de ce qu'eux-mêmes ne sentent pas ?
À seize ans, la peau n'est pas un rempart assez solide pour se passer de carapace. Il faut des déguisements, des masques, pour supporter le regard des autres sur soi alors qu'on ignore totalement à quoi on peut ressembler.
Dans la même œuvre
Le respect, ça ne se mérite pas : ça se donne. Si on attend que les autres le méritent, on peut passer des siècles à leur marcher sur la gueule, en attendant.
Mon père dit toujours que l'argent, ça donne plus de devoirs que de droits.
Je ne risque pas de l'éblouir par la richesse de mon vocabulaire, la finesse de mon humour ou le charme de ma conversation. Remarque, c'est pas grave. Si les filles éblouissaient les mecs grâce à leur intelligence, depuis des millénaires, ça se saurait.