Les vrais défis n'ont pas besoin d'admirateur.

À lire aussi de Anne Percin

Tous les crève-cœurs de l'enfance sont des douleurs saignantes qui se referment et laissent des cicatrices. La sagesse n'est rien d'autre qu'un réseau de stigmates.
Ce qui rend une personne digne d'amour, ce n'est pas la somme de ce qu'elle a fait. La morale, disait Schopenhauer, ne s'intéresse qu'aux intentions. L'amour aussi. Prendre les autres tels qu'ils se donnent. Les aimer pour ce qu'ils ne sont peut-être pas, mais qu'ils voudraient être. Les aimer sans preuve, parce qu'on a trop besoin d'eux. Les aimer dans l'absolu.
Avec mon T-shirt noir à l'effigie d'Homer Simpson mangeant un donut, les cheveux emmêlés dressés sur ma tête comme un rasta, mes baskets pourries et mon bermuda de randonneur, on aurait dit un Playmobil fabriqué avec des pièces de rechange.
Il y a des choses qu'on n'a pas du tout envie de croire possibles. On les pousse tout au bout de son cerveau, dans un petit coin sombre où on ne les voit plus, comme on planque des trucs sous le lit dans sa chambre. Enfin, moi, c'est comme ça que je fais, et si ça marche avec les papiers de bonbons, ça peut marcher avec d'autres trucs.
La nudité ne nous choque que lorsqu'elle est laide.
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Dans la même œuvre

La beauté est un voile que la nature a mis sur le monde pour nous le rendre tolérable.
Faire n'est pas important, je crois. L'important, c'est d'être, dans sa vie, dans son corps. Il faut habiter. Observer, respirer. Regarder. De là, peut-être un jour, produire quelque chose.
Je ne cherche pas à avancer dans la vie. Seulement à comprendre qui je suis, ce que je veux et où je vais, ce qui devrait être la tâche non seulement de tout artiste mais de tout homme, il me semble. Le reste n'est qu'arrangements.
C’est justement parce que la solitude est la meilleure alliée de l’artiste que l’amitié doit lui être si précieuse. Moi-même qui redoute tant le monde, je trouve que mes amis me font vivre davantage. Non pas plus longtemps, bien évidemment, mais plus largement. Ils donnent de l’épaisseur à la vie.
La souffrance physique n'est pas la mort de l'âme, elle est son combat. La tristesse, c'est la mort de l'âme.