Consacre tous tes soins à l'action présente, disait à peu près Marc Aurèle ; - Laisse le reste au hasard ou aux dieux.

À lire aussi de André Comte-Sponville

Philosopher c'est apprendre à vivre, non à mourir. Pourquoi apprendrait-on à mourir, d'ailleurs, puisque on est sûr d'y arriver, puisque c'est le seul examen, comme disait un vieux professeur, que personne n'ait jamais raté?
La douceur est une vertu féminine. C'est pourquoi peut-être elle plait surtout chez les hommes.
Aimer la vérité jusqu'au bout, c'est accepter aussi le doute à quoi, pour l'homme, elle aboutit.
Disons-le en une formule : l'amour pur, c'est le contraire de l'amour-propre.
Philosopher, c'est penser sa vie et vivre sa pensée.
Toutes les citations de André Comte-Sponville →

Dans la même œuvre

Cela me fait penser à cette devinette, qui nous vient d'Europe centrale : Sais-tu quelle différence il y a entre un optimiste et un pessimiste ? - Le pessimiste est un optimiste bien informé.
Le pessimisme est une tristesse, qui finirait par nous décourager de vivre. Or c'est la joie qui est bonne, c'est le courage qui est nécessaire.
Les optimistes ont bien de la chance. Les pessimistes, bien du travail. Que les premiers n'oublient pas d'être prudents, ni les seconds d'aimer la vie.
Tout homme qui se laisse aller est triste. Tout homme qui agit l'est moins.
On est jamais trop lucide, et mieux vaut, dans le doute, noircir le tableau au moins intellectuellement, que l'enjoliver : cela évitera imprudences et désillusions.