Pardonne-moi, Dora. Peut-être est-ce la fatigue. Des années de lutte, l'angoisse, les mouchards, le bagne... Où trouverais-je la force d'aimer ? Il me reste au moins celle de haïr. Cela vaut mieux que ne rien sentir.
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Comme tous ceux qui n'ont point d'âme, vous ne pouvez supporter ceux qui en ont trop. Trop d'âme ! Voilà qui est gênant, n'est-ce pas ? Alors, on appelle cela maladie : les cuistres sont justifiés et contents.
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À lire aussi de Albert Camus
Vivre, c'est faire vivre l'absurde.
Cette infirmité, après tout, était confortable. Conjuguée à ma faculté d'oubli, elle favorisait ma liberté.
Marche ! Nous voilà condamnés à être plus grands que nous-mêmes. Les êtres, les visages, voilà ce qu'on voudrait aimer. L'amour plutôt que la justice !
Hélicon: Il faut un jour pour faire un sénateur et dix ans pour faire un travailleur. - Caligula: Mais j'ai bien peur qu'il en faille vingt pour faire un travailleur d'un sénateur.
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Faire souffrir est la seule façon de se tromper.
On supporterait tellement mieux nos contemporains s'ils pouvaient de temps en temps changer de museau. Mais non, le menu ne change pas. Toujours la même fricassée.
(En parlant de l'amour) - C'est le genre de maladies qui n'épargnent ni les intelligents ni les imbéciles.
Notez bien, le malheur c'est comme le mariage. On croit qu'on choisit et puis on est choisi.
Ce monde, tel qu'il est fait, n'est pas supportable. J'ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l'immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.