Comme le dit un proverbe chinois : Un homme ne laisse pas plus de traces dans une femme qu'un oiseau dans le ciel.

À lire aussi de Philippe Sollers

« Là où le danger croît, croît aussi ce qui sauve. » Il n'y a pas de salut sans danger extrême. Voilà de quoi nous nous sommes un peu trop déshabitués.
L'humain n'aime pas son corps. Il l'adore éventuellement, mais il ne l'aime pas. Et comme il est censé aimer son prochain comme lui-même, s'il n'aime pas son propre corps, il n'aime pas non plus celui de son prochain. Nous voyons ici apparaître le mal souhaité au prochain. Ou comme j'aime dire : on fait de son proche un reproche. L'évangile moderne est : tu détesteras ton prochain comme toi-même.
La maladie de l'adolescence... est de ne pas savoir ce que l'on veut et de le vouloir cependant à tout prix.
Pour savoir écrire, il faut savoir lire, et pour savoir lire il faut savoir vivre, alors le lecteur sera le lecteur qui vit d'une certaine façon, pas d'une autre, sinon il s'endormira ou il ne verra rien. Mais à supposer qu'il mène la vie, quelle qu'elle soit, qui convient pour se donner le regard de la lecture, alors, il est tout près. C'est un voile très mince. Il peut savoir. Il peut entrer.
La vérité n'est pas le sol stable, mais le mouvement sans trêve qui détruit tout ce que tu es et tout ce que tu vois.
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Dans la même œuvre

Les amoureux sont seuls au monde parce que le monde est fait pour eux et par eux.
On se tait beaucoup, preuve qu'on s'entend.
L'amour est cellulaire dans les tourbillons du hasard.