Chaque livre invente sa route. Il va aussi libre, parmi toutes les histoires possibles, que chaque bateau sur la mer entre toutes les destinations.

À lire aussi de Erik Orsenna

Il faut se souvenir que la non-visibilité, la non-palpabilité et la non-sensibilité d'une chose ne sont pas les preuves de sa non-existence.
L'amour est une affaire d'esprits et de peaux qui se plaisent. Mais c'est tout autant une question d'horloges. Chacun des amants a une horloge en lui. Et les deux horloges doivent s'accorder.
Il est dans la nature des rumeurs d'enfler telle la pâte à pain soulevée par la levure.
Notre socle fondamental, c'est la langue commune. Et à l'intérieur de cet espace, il y a ceux qui inventent d'autres langues, qui torpillent les mots. Ce sont eux, les génies. Sans les écrivains, la langue commune serait insipide et ennuyeuse.
L'amitié n'était-elle pas une forme de la musique?
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Dans la même œuvre

D'où vient l'imaginaire, sinon de pays que nous ne connaissons pas encore ?
Les marins, savent que leur royaume est mouvant et que dans ce royaume, il n'existe que des vérités humbles, des assurances fragiles.
La Connaissance est la générosité même, tandis que le Secret est avaricieux et jaloux. Il garde pour lui, il engrange, il thésaurise.
Quand on ne dispose pas de bateau - ou plutôt d'eau pour les y faire naviguer -, la seule façon de fuir, c'est lire.
D'ordinaire on ne retient des voyages que leur destination, alors qu'ils sont d'abord, des sources.