La poésie (et la politique) sont, pour une part, une façon d'utiliser au mieux la folie.
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Chacun sait qu'il y a, de nos jours, deux littératures: la mauvaise, qui est proprement illisible (on la lit beaucoup). Et la bonne, qui ne se lit pas.
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À lire aussi de Jean Paulhan
Où est le temps où les artistes étaient sots? Ils n'arrêtent pas aujourd'hui de poser des problèmes. Ils vont même jusqu'à les résoudre.
L'auteur de lieux communs cède à la puissance des mots, au verbalisme, à l'emprise du langage, et le reste.
Un ami, c'est quelqu'un sur qui vous pouvez compter pour compter sur vous.
Tout ce que je demande aux Politiques, c'est qu'ils se contentent de changer le monde sans changer la vérité.
Dans la même œuvre
La puissance des mots révèle en tous cas un décalage, et comme une rupture des rapports qui jouent à l'intérieur du langage entre le mot et le sens, entre le signe et l'idée.
Sainte-Beuve tâche à classer les esprits; les oeuvres lui paraissent sans conséquence.
Bref, le cliché nous est signe que le langage soudain a pris le pas sur un esprit dont il vient contraindre la liberté, et le jeu naturel.
S'il est vrai que la critique soit la contrepartie des arts et comme leur conscience, il faut avouer que les lettres de nos jours n'ont pas bonne conscience.
L'on ne voulait rompre qu'avec un langage trop convenu et voici que l'on est près de rompre avec tout le langage humain.