Certaine peinture ne vaut que par le cadre; ainsi les médiocrités encadrées dans de brillantes positions. Que d'hommes à la recherche d'un cadre, et qui se rendent ainsi justice!

À lire aussi de Charles Dollfus

Nous cessons d'être intéressants quand nous cessons d'être nous-mêmes.
La nature tend à l'équilibre: elle fait sortir l'endurcissement de la misère, la satiété de la richesse. Lequel est le plus à plaindre, du misérable endurci dans sa misère ou du riche qui ne sent plus sa richesse?
Nombre de personnes croient qu'elles agissent alors qu'elles ne font que s'agiter.
Pour les trois quarts du public un poète est un homme qui sait rimer: mais s'il ne rime avec rien lui-même?
Tout indiscret est superficiel et vulgaire: le médisant ajoute la malveillance à la vulgarité.
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Dans la même œuvre

S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.