Pour les trois quarts du public un poète est un homme qui sait rimer: mais s'il ne rime avec rien lui-même?

À lire aussi de Charles Dollfus

La bêtise vient de l'esprit, la sottise du caractère; l'une se traduit en paroles, l'autre en actes.
Il est toujours difficile de discerner, dans la défaite comme dans le succès, ce qui appartient aux circonstances et ce qui est de l'homme. Presque toujours, des deux côtés, nous donnons trop ou trop peu.
Ne dites pas: je suis franc; soyez-le. Ne dites pas: je n'ai pas de vanité; montrez-le.
J'aperçois trois sortes de plaisirs: les plaisirs nobles, les plaisirs ignobles, les plaisirs frivoles.
A Sparte on immolait les enfants mal constitués; on les soutient chez nous pour une vie débile et misérable, et sans réussir à les faire vivre, on réussit à les empêcher de mourir.
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Dans la même œuvre

S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.