A Sparte on immolait les enfants mal constitués; on les soutient chez nous pour une vie débile et misérable, et sans réussir à les faire vivre, on réussit à les empêcher de mourir.

À lire aussi de Charles Dollfus

Otez du monde la peur et la vanité, il y restera la sensualité, l'argent et la paresse.
Nous jugeons avec nos instincts et suivant nos goûts avant de juger par réflexion; la plupart en restent même là.
La plus belle chose du monde, après la beauté, c'est la lumière.
L'on manque le but de trois façons: en n'y atteignant pas, en le dépassant, en passant à côté. Peu d'hommes poursuivent un but qui mérite d'être atteint, très-peu atteignent le but qu'ils poursuivent.
Ah! si j'étais sûr que jamais personne ne le saura! Cette phrase, combien de consciences l'ont tout bas murmurée!
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Dans la même œuvre

S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.