L'ignorance vient du dehors, elle est un manque: quelque chose de négatif. L'imbécillité vient de l'homme même, elle est positive.
❧
Nombre de personnes croient qu'elles agissent alors qu'elles ne font que s'agiter.
◆
À lire aussi de Charles Dollfus
On trouve toujours une femme sur le chemin du ciel ou sur celui de l'enfer.
Le plus grand courage consiste quelquefois à passer pour un homme qui manque de courage.
L'homme de vrai courage a fait une fois pour toutes le sacrifice de sa vie, mais il ne l'expose pas: s'il est prêt à l'appel de la destinée, il ne la provoque point inutilement; le courage est opposé à la témérité.
L'homme souffre, parce qu'il aime; il a des joies, parce qu'il aime. Qui voudrait ne plus souffrir de rien, n'aurait qu'à s'abstenir de rien aimer. Quel homme, quel être vivant le pourra, et lequel le voudra jamais?
Dans la même œuvre
S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.