Tout indiscret est superficiel et vulgaire: le médisant ajoute la malveillance à la vulgarité.

À lire aussi de Charles Dollfus

Le coeur est un cimetière: le souvenir une épitaphe.
L'on manque le but de trois façons: en n'y atteignant pas, en le dépassant, en passant à côté. Peu d'hommes poursuivent un but qui mérite d'être atteint, très-peu atteignent le but qu'ils poursuivent.
Pour les trois quarts du public un poète est un homme qui sait rimer: mais s'il ne rime avec rien lui-même?
Marcher est plus difficile que sauter.
Qui regrette un bienfait le perd, et qui exige de la reconnaissance n'en mérite point.
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Dans la même œuvre

S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.