La politique est l'art de se servir des gens.
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Cent fois nous avons des pressentiments. Quatre-vingt-dix-neuf fois ils se révèlent faux, mais une fois tombe juste ; alors nous prenons des airs, nous disons qu'il y a des choses mystérieuses.
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Il n'y a pas de grande destinée sans un peu de mélancolie.
Mais qu'est-ce qui est cohérent, hormis les personnages de roman et de théâtre ?
Les abus sont souvent plus dangereux que les erreurs, parce que l'on y prend moins garde.
Lorsqu'on doute si un inconnu est dangereux ou non, il n'y a qu'à le regarder sourire: son sourire est une indication, quand il n'est pas une certitude.
Dans la même œuvre
M. de Coantré fut, sinon tout à fait désappointé, du moins décontenancé.
M. Octave mesurait ce qu'il faisait pour les autres, moins à son efficacité, qu'au mal qu'il se donnait pour le faire.
C'était merveille d'entendre le baron faire cet éloge du travail manuel - ou plutôt ce n'était pas merveille, puisque le caractère sacré du travail manuel est une trouvaille purement et spécifiquement bourgeoise.
Une des joies des vrais riches, c'est de faire croire qu'ils sont pauvres. Ces petites pécores qui, au restaurant, vous regardent avec une moue, parce que vous portez une chemise à vingt-deux francs, - si elles savaient!
Plus on fait l'amour, plus on a envie de le faire. A l'inverse, si on s'en abstient complètement (à condition de n'être plus dans la fougue de l'âge, et d'avoir eu son saoul), l'envie en disparaît: les organes s'endorment, puis s'atrophient.