Celui qui recueille des aveux se révèle tout autant que celui qui avoue.

À lire aussi de Erik Orsenna

Les bateaux ne partent pas que des ports, ils s'en vont poussés par un rêve.
D'où vient l'imaginaire, sinon de pays que nous ne connaissons pas encore ?
Quand une femme prend la peine de revenir vous dire c'est fini, c'est que tout commence.
Notre socle fondamental, c'est la langue commune. Et à l'intérieur de cet espace, il y a ceux qui inventent d'autres langues, qui torpillent les mots. Ce sont eux, les génies. Sans les écrivains, la langue commune serait insipide et ennuyeuse.
Depuis quelque temps, les accents grognaient. Ils se sentaient mal aimés, dédaignés, méprisés. A l'école, les enfants ne les utilisaient presque plus. Les professeurs ne comptaient plus de fautes quand, dans les copies, ils étaient oubliés.
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Dans la même œuvre

D'où vient l'imaginaire, sinon de pays que nous ne connaissons pas encore ?
Les marins, savent que leur royaume est mouvant et que dans ce royaume, il n'existe que des vérités humbles, des assurances fragiles.
La Connaissance est la générosité même, tandis que le Secret est avaricieux et jaloux. Il garde pour lui, il engrange, il thésaurise.
Quand on ne dispose pas de bateau - ou plutôt d'eau pour les y faire naviguer -, la seule façon de fuir, c'est lire.
D'ordinaire on ne retient des voyages que leur destination, alors qu'ils sont d'abord, des sources.