Ce n'est pas très gentil, bien sûr! C'est un peu bête. Mais, que veux-tu! je t'aime tant! Je voudrais que tu me regrettes au point de haïr ce printemps. Je serais même très content s'il te faisait un peu mal à la tête.
❧
Ce qui nous gêne dans les hommes pour les aimer, c'est cet amour qu'ils ont d'eux-mêmes, ombrageux, exclusif, démesuré, tragique. Nous ne pourrons jamais les aimer tant que ça.
◆
À lire aussi de Paul Lefèvre, dit Paul Géraldy
On ne possède bien que ce que l'on partage. Tu satisfais enfin, pour la première fois, ce double instinct qui est en toi de dominer et de servir. Tu te sens regardé. Tu agis moins et mieux.
N'est-ce pas qu'il faut vivre avec douceur, étoile !
Il faut à ma sécurité que tu sois plaintive, dolente et câline et que tu te sentes toute petite. J'ai besoin de te savoir faible et fragile.
Quand cesseront vos traits de le prendre pour cible, - Ce coeur que vous fites sensible - Et dont vous n'avez pas pitié, - Seigneur ? Oh ! sauvez-nous de l'amour impossible - Et de la déserte amitié !
Dans la même œuvre
A quarante ans, l'homme ne sait plus que travailler. Travailler, c'est marcher vers soi-même.
Les sens, qui marchent les premiers, entraînent le coeur avec eux dans des contrées où le pauvret n'avait que faire et le laissent s'y débrouiller. Instruis ton coeur.
Instruis ton coeur. Tu aurais voulu te garder pour la femme que tu aimeras? Il n'est pas de plus sûr moyen de lui déplaire.
Comment veux-tu qu 'elles te consentent ce que tu veux si tu as honte de ce que tu veux! Tu aimerais être plus beau, plus riche, et avoir plus d'esprit. Je sais. Ce n'est pas ton affaire. Tes moyens sont bien suffisants.
Les hommes ne demandent à l'amitié, comme à l'amour, que d'apaiser en eux on ne sait quelle angoisse, que d'y flatter on ne sait quelle vanité.