Ce qui empêche l'aveu, c'est généralement l'occasion de l'aveu.

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L'amour, c'est de l'infini qui se rétracte. Des asymptotes qui se recroquevillent. Des parallèles qui finissent par se croiser.
Me levant en ruisselant au milieu de la nuit, contaminé par l'effroi qui régnait perpétuellement entre nos murs, je réveillai un de ces deux parents. Une enfilade de coups s'ensuivait alors et tout le monde trouvait alors le sommeil.
Les étés de l'enfance ne sont pas faits d'été, mais des hivers que l'âge intercale entre le souvenir propagé des petites amoureuses et le moment où nous les pleurons.
Je hais la Suisse. Sa gentillesse méchante, sa dégueulasserie bonbon, son calme rempli de dagues et de couteaux, sa surface polie mais comme une lame.
Posséder une femme magnifique, c'est vouloir posséder ce qu'elle possède et que nous ne possédons pas.
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Dans la même œuvre

Le romantique est un propriétaire. Le don juan, un locataire.
On ne devrait communiquer que depuis l'anéantissement, l'amoindrissement, depuis cette absence momentanée de nous-même où, dévastés, nous sommes ouverts au monde comme une béance.
Tout était prévu pour que ça marche entre nous. Il suffisait que nous nous rencontrions. Nous nous sommes rencontrés. C'était le plus difficile à faire, se rencontrer (la preuve : je ne t'ai plus jamais rencontré par hasard depuis).
La promesse d'être avec quelqu'un m'a toujours rendu plus heureux que son effective présence.
L'amour est plus méchant que la guerre, puisque la guerre consiste à faire du mal à ceux que l'on n'aime pas.