Ce que je hais, c'est cette autorité avec laquelle on nous assène la norme du beau. Si la beauté cesse d'être subjective, elle ne vaut plus rien.

À lire aussi de Amélie Nothomb

Pense à ce qui en vaut la peine : ta réputation posthume.
Quand on tombe amoureux, on négocie après coup avec soi-même, histoire de voir si on s'autorise cette absurdité.
Le langage est moins pratique qu'esthétique. Si, voulant parler d'une rose, on ne disposait d'aucun vocable, si l'on devait à chaque fois dire la chose qui se déploie au printemps et qui sent bon, la chose en question serait beaucoup moins belle.
Les tâches monotones et stupides m'ont toujours plu. Sinon, comment aurais-je pu travailler si longtemps dans un bureau?
L'oubli est un gigantesque océan sur lequel navigue un seul navire, qui est la mémoire.
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Dans la même œuvre

Pourquoi attendrait-on plus de justice de la part d'Esméralda que de Quasimodo? Qu'a-t-il fait d'autre, lui, que s'arrêter à l'aspect extérieur de la créature?
Jusqu'à quel degré de métamorphose reste-t-on soi? La seule certitude que l'on a vis-à-vis du trépas est la disparition de l'enveloppe charnelle. Que ce soit le bistouri ou les petits vers qui s'en chargent n'y changerait peut-être rien.
L'esprit humain souffre d'une carence intellectuelle fondamentale: pour qu'il comprenne la valeur d'une chose, il faut le priver de cette chose. L'absence lui parle sa langue maternelle; la présence, c'est de l'hébreu pour lui.
Le beau, qui devrait servir à faire communier les hommes dans l'admiration, sert à exclure.