Noël ramène à la surface toutes les joies mais aussi toutes les ombres de l'enfance.
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Ce policier habile. Servaz. Lui est vraiment dangereux… Lui, il faut s'en méfier. Lui, c'est un fourmilion – ce terrible insecte prédateur qui creuse un piège mortel dans le sable, une fosse au fond de laquelle il se cache et où il attend qu'un autre malheureux insecte tombe directement entre ses mâchoires. Une force invincible le pousse, une rage muette – ça se lit sur son visage. Il n'est jamais en repos. Il ne sera pas en repos tant qu'il n'aura pas découvert le fin mot de cette histoire, le fourmilion.
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À lire aussi de Bernard Minier
L'humanité se divise en deux catégories : ceux qui renoncent au premier obstacle et les autres.
Il tombait une pluie fine et il n'avait pas de parapluie, mais il accueillit cette pluie comme une bénédiction. Il lui sembla qu'elle le lavait de l'ordure dans laquelle il baignait depuis plusieurs jours.
Bon Dieu, vous ne voyez donc pas ce qu’est en train de devenir le monde ? Le monde que nous fabriquons ? Mais ouvre les yeux ! Tu ne vois donc pas ce qu’ils nous préparent avec leurs fermes de calcul, leurs algorithmes et leurs applications ? Un monde où tout un chacun est sous le regard des autres tout le temps, jugé pour le moindre de ses faits et gestes par une armée de petits censeurs, de petits procureurs et de petits dictateurs planqués derrière leurs ordinateurs !
Avec le développement d'Internet, les stalkers – un anglicisme pour désigner les harceleurs névrotiques – pouvaient désormais débusquer leurs cibles hors du cadre familial ou de l'entreprise. Le Web avait démocratisé cette activité-là aussi : on ne s'en prenait plus seulement à des personnalités en vue, comme Madonna ou Jodie Foster ; tout le monde pouvait devenir la cible de tout le monde…
Dans la même œuvre
Les morts ne parlent pas. Les morts ne pensent pas. Les morts sont morts, tout simplement. Mais la seule vraie tombe, c'est l'oubli, songea-t-il.
Il songea que deux mondes coexistaient sans se mêler, comme l'huile et l'eau: celui de la vie, de l'insouciance , de la jeunesse et de l'espoir ; et celui de la maladie, de la souffrance, du déclin et de la mort. Tout un chacun, tôt ou tard , était amené à connaitre les deux, mais certaines professions - infirmières, pompiers, pompes funèbres, flics ...- passaient chaque jour de l'un à l'autre.
L'empathie n'est souvent qu'une forme détournée de l'autoapitoiement.
Il considérait que les meilleurs livres demandent des efforts et que, plus globalement, tout ce qui est obtenu facilement est vain et sans valeur.
Ce soir-là, il se replongea dans la lecture d'Erik Lang. Une fois de plus, il sentit les mots de l'écrivain le prendre et l'emporter vers des territoires où régnaient la nuit et le crime. Une fois de plus, le même sentiment de malaise et de fascination mêlés l'étreignit au fil des pages. Dans la bulle de lumière de la lampe, les mots, les scènes, les personnages sortaient du livre et dansaient une ronde autour de lui.