Enfin, je suis détaché. Je ne sais quoi, je ne sais qui m'a détaché, Isa, des amarres sont rompues; je dérive. Quelle force m'entraîne?
❧
Ce drame au-dedans de nous, qui ne comporte pas de cris, ne crée-t-il pas le climat même de la poésie ?
◆
À lire aussi de François Mauriac
La vengeance déguisée en justice, c'est notre plus affreuse grimace. - Vous cédez trop au sentiment. Les partis pris politiques se payent au prix fort à certaines époques.
Un enterré vivant a le droit s'il le peut, de soulever la pierre qui l'étouffé.
Pour beaucoup de femmes, le plus court chemin vers la perfection, c'est la tendresse.
On atteint aisément une âme vivante, à travers les crimes, les vices les plus tristes, mais la vulgarité est infranchissable.
Dans la même œuvre
Ecrire, c'est se souvenir. Mais lire, c'est aussi se souvenir.
«Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es», il est vrai, mais je te connaîtrai mieux si tu me dis ce que tu relis.
Les grands romans viennent du coeur.
L'enfance est le tout d'une vie, puisqu'elle nous en donne la clef.
Assumer la vie telle qu'elle est, c'est devant ce premier de tous les devoirs que le romantique se dérobe. Au fond, sa folie, il la choisit parce qu'il la préfère. Il préfère ce qui n'est pas à ce qui est : voilà le péché mortel du Romantisme.