Ah! le flair des hommes qui ne sont pas aimés pour dépister la passion chez autrui!
❧
Assumer la vie telle qu'elle est, c'est devant ce premier de tous les devoirs que le romantique se dérobe. Au fond, sa folie, il la choisit parce qu'il la préfère. Il préfère ce qui n'est pas à ce qui est : voilà le péché mortel du Romantisme.
◆
À lire aussi de François Mauriac
Je ne me souviens pas d'avoir reçu d'un communiste une seule lettre ordurière: injurieuse, oui, mais c'est d'un autre ordre.
Les espérances de nos enfants. Pour les cueillir, ils doivent nous passer sur le corps.
Cet amour boulversant de Paul pour ses frères et qui nous brûle encore après tant de siècles, nous oblige à nous interroger sur notre méchanceté inguérissable.
Comme on dit faire l'amour, il faudrait pouvoir dire faire la haine.
Dans la même œuvre
Ecrire, c'est se souvenir. Mais lire, c'est aussi se souvenir.
«Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es», il est vrai, mais je te connaîtrai mieux si tu me dis ce que tu relis.
Les grands romans viennent du coeur.
L'enfance est le tout d'une vie, puisqu'elle nous en donne la clef.
Ce drame au-dedans de nous, qui ne comporte pas de cris, ne crée-t-il pas le climat même de la poésie ?