L’herbe sera grasse et les arbres chargés de fruits… Tout sera doux là-bas. Et la vie passera comme une caresse. L’Eldorado.
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C'est la dernière fois qu'il danse, il le sait mais il veut gagner chaque minute, et lorsque la douleur reviendra, que ce soit au coeur de la danse qu'elle le trouve.
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Le voyage impose des épreuves et nous vieillissons à chacune d'entre elles.
Il n'était plus personne. Il se sentait heureux. Comme il est doux de n'être rien. Rien d'autre qu'un homme de plus, un pauvre homme de plus sur la route de l'Eldorado.
C'est ici qu'était notre place. Dans ce pays qui ne ressemblait à aucun autre. Nous étions en Amérique et plus rien ne nous faisait peur.
Ils étaient beaux de cette lumière que donne l'espoir au regard.
Dans la même œuvre
Il est une chose qui reste solide, aussi solide que la puissance des montagnes, c'est le chant des femmes endeuillées.
Tant que le cortège parcourt le monde, Alexandre est là et il tient encore l'Empire, par son absence mais c'est une façon de le tenir.
Elle se demande si elle va désormais passer sa vie sur les routes de l'Empire, accompagnant un cortège qui sera sans cesse pris et repris, volé, saccagé, jusqu'à ce que le nom d'Alexandre ne dise plus rien à personne et qu'elle puisse enfin être en paix.
Alexandre et la mort vont rester face à face pour se jauger. Tout le monde quitte la salle, tête basse, sidéré de voir qu'un homme peut conserver, à l'instant de mourir, avec une telle force, le plein éclat du vivant.
Elle se souvient d'Héphaistion qui lui parlait de la beauté de l'Egypte : « Les hommes, là-bas », disait-il, « ont la beauté des chats, et le silence est vaste. »