Les femmes ont des yeux plus grands que les étoiles.
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C'est ici qu'était notre place. Dans ce pays qui ne ressemblait à aucun autre. Nous étions en Amérique et plus rien ne nous faisait peur.
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La mort est là. En nous. Elle contamine tout. Nous l'avons au fond du ventre et elle n'en sortira plus.
Je ne pensais pas que la mort pouvait avoir le visage d'un gamin de dix-huit ans. Ce gamin-là, avec ses yeux clairs et son nez d'enfant, c'était ma mort.
Je porte mon père en moi. Ce matin, aux aurores, je l'ai senti monter sur mes épaules comme un enfant. Il compte sur moi dorénavant.
Il n’était plus personne. Il se sentait heureux. Comme il était doux de n’être rien. Rien d’autre qu’un homme de plus, un pauvre homme de plus sur la route de l’Eldorado.
Dans la même œuvre
Les femmes ont des yeux plus grands que les étoiles.
Les hommes ne sont rien. Et ne laissent aucune trace.
En Italie il y a autant de voyages que de régions. On ne fait vraiment pas le même voyage selon l'endroit où l'on va et le sud est extrêmement dépaysant.
Il lui fallait le ciel entier, plein d'étoiles mouillées, pour épancher sa mélancolie. Il ne demandait rien. Qu'on le laisse simplement glisser au fil de l'eau en abandonnant derrière lui les tourments du monde.
Il n'y a qu'au dernier jour de sa vie que l'on peut dire si on a été heureux, dit-il. Avant cela, il faut tenter de mener sa barque du mieux qu'on peut. Suis ton chemin, Elia. C'est tout.