On apprend tout aux hommes, la vertu, la religion.
Il y a très peu d'hommes vraiment originaux; presque tous se gouvernent, pensent et sentent par l'influence de la coutume et de l'éducation.
La vertu s'avilit à se justifier.
Toi, si pour me servir tu montres quelque ardeur, - De Phorbas que j'attends cours hâter la lenteur.
L'extrême justice est une extrême injure: - Il n'en faut pas toujours écouter la rigueur.
On est plus criminel quelquefois qu'on ne pense.
Nos prêtres ne sont point ce qu'un vain peuple pense; - Notre crédulité fait toute leur science.
Quel homme est sans erreur? et quel roi sans faiblesse?
Crois-moi, la liberté, que tout mortel adore, - Que je veux leur ôter, mais que j'admire encore, - Donne à l'homme un courage, inspire une grandeur, - Qu'il n'eût jamais trouvés dans le fond de son coeur.
On confie aisément des malheurs qu'on surmonte; - Mais qu'il est accablant de parler de sa honte!
L'homme est libre au moment qu'il veut l'être.
Et qui pardonne au crime en devient complice.
Brutus: - Avais-tu résolu d'opprimer ta patrie? - D'abandonner ton père au pouvoir absolu? - De trahir tes serments? - - Titus: - Je n'ai rien résolu. - Plein d'un mortel poison dont l'horreur me dévore, - Je m'ignorais moi-même et je me cherche encore.
L'instruction fait tout; et la main de nos pères - Grave en nos faibles coeurs ces premiers caractères - Que l'exemple et le temps nous viennent retracer, - Et que peut-être en nous Dieu seul peut effacer.
Quiconque est soupçonneux invite à le trahir.
Seigneur, il est bien dur, pour un coeur magnanime, - D'attendre des secours de ceux qu'on mésestime: - Leurs refus sont affreux, leurs bienfaits font rougir.
Et dans les factions, comme dans les combats, - Du triomphe à la chute il n'est souvent qu'un pas.
Va, j'aime mieux mourir que craindre la mort.
Croyez-moi, les humains que j'ai trop su connaître, - Méritent peu, mon fils, qu'on veuille être leur maître.
Tout excès mène au crime.
Mais renoncer aux dieux que l'on croit dans son coeur, - C'est le crime d'un lâche et non pas une erreur: - C'est trahir à la fois, sous un masque hypocrite, - Et le Dieu qu'on préfère, et le Dieu que l'on quitte: - C'est mentir au ciel même, à l'univers, à soi.
Quand Auguste buvait, la Pologne était ivre.
Les athées sont pour la plupart des savants hardis et égarés qui raisonnent mal, et qui, ne pouvant comprendre la création, l'origine du mal, et d'autres difficultés, ont recours à l'hypothèse de l'éternité des choses et de la nécessité.
S'il y a des athées, à qui doit-on s'en prendre, sinon aux tyrans mercenaires des âmes, qui, en nous révoltant contre leurs fourberies, forcent quelques esprits faibles à nier le Dieu que ces monstres déshonorent?
L'athéisme est le vice de quelques gens d'esprit, et la superstition le vice des sots; mais les fripons, que sont-ils? des fripons.
Œuvres de Voltaire
A propos du café.A un perruquier-auteur.Adieux à la vie (1778)Alzire, ou Les américains (1736)Alzire, ou Les américains (1736), I, 1, AlvarezAlzire, ou Les américains (1736), I, 1, GusmanAlzire, ou Les américains (1736), I, 4Alzire, ou Les américains (1736), II, 1, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), II, 6, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), III, 5Alzire, ou Les américains (1736), V, 2Alzire, ou Les américains (1736), V, 7, GusmanAmabedAnnales de l'empire depuis Charlemagne (1753), Ferdinand III, 47e empereurApocrypheAprès l'éxécution de l'amiral britanique John Byng en 1757.Artémire (1720), IV, 3, CassandreAu duc de Rohan.Au sujet de Mandrin.Brutus (1730)