Peu de gens demandent aux livres ce que les livres peuvent nous donner.
Il y a des gens qui ont vraiment des dons. Le problème, c'est de les découvrir.
L'amour, la haine, la paix: voilà les trois émotions qui forment la trame de la vie humaine.
Les livres: la sève vivante des esprits immortels.
... elle est de ceux qui s'unissent; lui est de ceux qui se séparent.
... la beauté, c'est la bonté; c'est la mer sur laquelle nous flottons. Nous sommes imperméables; mais parfois le bateau prend l'eau.
Il y a une solitude, même entre mari et femme, un gouffre; et cela, on doit le respecter.
Quand nous lisons ces petites histoires à propos de rien, nous sentons notre horizon s'élargir, notre âme atteindre une étonnante impression de liberté.
Si je ne suis pas moi-même, je ne suis personne.
Je voulais parler de la mort, mais la vie a fait irruption, comme d'habitude.
La seule vie qui soit passionnante est la vie imaginaire.
Les femmes ont pendant des siècles servi aux hommes de miroirs, elles possédaient le pouvoir magique et délicieux de réfléchir une image de l'homme deux fois plus grande que nature.
La beauté du monde, qui est si fragile, a deux arêtes, l'une de rire, l'autre d'angoisse, coupant le coeur en deux.
Le prix modeste du papier est la raison pour laquelle les femmes commencèrent par réussir en littérature avant de le faire dans d'autres professions.
La vie est un rêve, c'est le réveil qui nous tue.
La plus grande gloire pour une femme est qu'on ne parle pas d'elle, disait Périclès qui était, lui, un des hommes dont on parlait le plus.
Nous n'existons que sur les lèvres de nos amis.
Il est vain de dire que les êtres humains devraient se contenter de tranquillité: ils ont besoin d'action; et ils la créeront s'ils ne peuvent la trouver.
C'est écrire qui est le véritable plaisir ; être lu n'est qu'un plaisir superficiel.
Une passion si complètement centrée sur soi refuse le reste du monde, comme une eau limpide et calme filtre toutes les matières.
La vie est un rêve ; c'est le réveil qui nous tue.
Ne gâtons-nous pas les choses en les exprimant ?
Ce qu'on attend de l'être avec qui l'on vit, c'est qu'il vous maintienne au niveau le plus élevé de vous-même.
Je ne serai pas célèbre ou grande. Je continuerai à être aventureuse, à changer, à suivre mon esprit et mes yeux, refusant d'être étiquetée, et stéréotypée. L'affaire est de se libérer soi-même : trouver ses vraies dimensions, ne pas se laisser gêner.
Aimer vous condamne à la solitude.
Œuvres de Virginia Woolf
Cité par H. Nyssen dans Eloge de la lectureEntre les actesFlush : une biographie (1935)Journal d'un écrivain (1953)Journal, 17 février 1922L'Art du roman (1963)La Mort de la phalène (1942)La Promenade au phare (1927)La Traversée des apparences (1948)Les Vagues (1931)Mrs. Dallovay (1925)Mrs. Dalloway (1929)Nuit et Jour (1933)Orlando (1928)Une chambre à soi (1929)