Œuvre
Journal d'un écrivain (1953)
Quand nous lisons ces petites histoires à propos de rien, nous sentons notre horizon s'élargir, notre âme atteindre une étonnante impression de liberté.
Si je ne suis pas moi-même, je ne suis personne.
La seule vie qui soit passionnante est la vie imaginaire.
La beauté du monde, qui est si fragile, a deux arêtes, l'une de rire, l'autre d'angoisse, coupant le coeur en deux.
C'est écrire qui est le véritable plaisir ; être lu n'est qu'un plaisir superficiel.
Je ne serai pas célèbre ou grande. Je continuerai à être aventureuse, à changer, à suivre mon esprit et mes yeux, refusant d'être étiquetée, et stéréotypée. L'affaire est de se libérer soi-même : trouver ses vraies dimensions, ne pas se laisser gêner.